Enigmaparc, les 20 ans : Jeu du QUI est QUI ?

La « grande aventure humaine » d’Enigmaparc a commencé il y a plus de 20 ans dans l’atelier de la maison d’Eric et Chris située à Janzé. C’est là que Pat, Baboune et Eric on écrit l’histoire d’Albert Enigmus, libraire passionné de romans d’aventures, propulsé malgré lui dans un voyage à travers le temps et le monde.

Le point de départ

Un jour, une inondation ravage sa librairie et détruit sa vie tranquille. En cherchant un nouveau lieu, il tombe sur une boutique mystérieuse, celle de la « Grignouse », sans se douter qu’il s’agit d’une sorcière.

Dans cette boutique, Albert découvre un vieux livre antique aux pouvoirs étranges. Lorsqu’il l’ouvre, un tourbillon de fumée verdâtre surgit du grimoire et l’aspire à l’intérieur : il se retrouve prisonnier du livre.

 

 

Le livre-monde : 12 univers à traverser

Enigmaparc représente l’intérieur de ce livre maléfique : 9 mondes au départ ; aujourd’hui 12 , chacun sur un thème différent. Les visiteurs d’Enigmaparc doivent les traverser tous pour aider Albert à s’en échapper.

On y trouvait au départ l’Égypte, un village celte, une mine dans le noir, un château de l’époque de Du Guesclin, un safari africain, un univers inspiré des illusions d’optique, une médina marocaine, un espace western avec un saloon, un jardin asiatique et un village Celte.

Chaque univers est un morceau de l’histoire : labyrinthes, énigmes, jeux d’adresse et d’orientation fournissent des indices pour faire progresser l’enquête principale. Les joueurs deviennent les compagnons d’Albert, doivent coopérer, résoudre des énigmes en temps limité et trouver des issues secrètes pour avancer.

Mais ce qui s’est passé a dépassé le rêve : car beaucoup de visiteurs sont devenus les amis de Chris et Eric!

 

2026 : une aventure qui fête ses 20 ans

En 2026, Enigmaparc célèbre ses 20 ans avec des opérations spéciales et l’aventure humaine ne se limite plus à l’histoire d’Albert : elle inclut aussi les visiteurs, les familles, les équipes du parc et des actions solidaires bien réelles.

La première est déjà écoulée : la recette du spectacle de Nicolas Dupont, mentaliste, a été offert au Collectifs de danseurs de la Halle aux grains pour soutenir leur projet de création d’une salle de spectacle de 300 personnes.


Il était une fois, tout près de Rennes, un libraire nommé Albert Enigmus, qui vivait entouré de piles de romans d’aventures et de cartes de mondes oubliés. Chaque soir, il refermait sa boutique le cœur rempli des mille vies qu’il venait de parcourir en tournant les pages.

Un jour d’orage, le ciel se déchira en un éclair, et un grondement parcourut la ville. La pluie tomba si fort qu’un torrent se forma dans la rue, se faufilant sous la porte de la librairie d’Albert. En quelques minutes, l’eau envahit la boutique. Les livres gonflèrent, se déchirèrent, les cartes se mêlèrent, les couvertures se détachèrent. Quand l’orage se tut, la vie d’Albert avait été emportée avec les flots.

Le cœur lourd, il se mit à chercher un nouveau refuge pour ses histoires. C’est ainsi qu’il aperçut, au détour d’un chemin, une enseigne de bois grinçante : « Chez la Grignouse – Curiosités et merveilles ». La vitrine était remplie d’objets étranges, de boules de cristal poussiéreuses et de grimoires reliés de cuir. Albert poussa la porte. Une clochette tinta, comme un signal qu’on ne pourrait plus jamais annuler.

Dans la pénombre de la boutique, une vieille femme à la silhouette tordue le regarda avec un sourire trop large pour être tout à fait rassurant.
— Tu cherches un nouveau départ, murmura-t-elle. Les histoires ne sont jamais vraiment perdues. Elles changent juste de monde.

Sur une étagère branlante, un livre attira le regard d’Albert. Il était plus ancien que tous les autres, couvert de symboles gravés à même le cuir, fermé par une boucle de métal terni. Sans vraiment savoir pourquoi, Albert tendit la main.
— Celui-là est… spécial, souffla la Grignouse. Tu es sûr de vouloir l’ouvrir ?

Albert, qui avait passé sa vie à ouvrir des livres, esquissa un sourire.
— Un livre fermé, ce n’est pas une histoire, répondit-il.

Il défit la boucle. À l’instant où la couverture s’entrouvrit, un souffle glacé sortit du grimoire, suivi d’un tourbillon de fumée verte. Le sol disparut sous ses pieds. Il eut juste le temps d’entendre le rire sec de la Grignouse avant d’être aspiré dans le livre.

Quand il rouvrit les yeux, Albert ne se trouvait plus dans la boutique. Il se tenait au milieu d’un désert brûlant. Devant lui, des pyramides se découpaient sur le ciel, et des hiéroglyphes semblaient ramper le long des murs comme des serpents de pierre. Il comprit alors qu’il était prisonnier du livre : chaque page était un monde, chaque monde une épreuve.

Le grimoire renfermait douze univers, reliés entre eux comme les chapitres d’une grande quête :

  • Un royaume d’Égypte, avec des tombeaux piégés et des énigmes gravées dans la pierre.

  • Des îles lointaines où les palmiers dansaient dans le vent, et où les tikis observaient les visiteurs d’un œil moqueur.

  • Une cité d’Amérique du Sud, cachée dans la jungle, où les statues semblaient guetter chaque faux pas.

  • Un village celte, noyé dans la brume, où les menhirs chuchotaient au crépuscule.

  • Une mine plongée dans le noir, où seule la confiance en ses compagnons permettait de progresser.

  • Un château médiéval, gardé par un dragon qui ne crache pas seulement du feu, mais aussi des énigmes.

  • Des mondes inspirés de jeux vidéo, de jeux de société où l’on devient soi-même un pion dans une partie qui semble ne jamais s’arrêter…

Albert comprit qu’il ne pourrait s’échapper seul. Alors le livre décida d’appeler des alliés : les visiteurs. Chaque fois qu’une famille, une bande d’amis, une classe d’élèves ou une équipe de collègues franchissait les portes d’Enigmaparc, elle se retrouvait, sans toujours le savoir, à l’intérieur du grimoire d’Albert.

Les aventuriers devaient se serrer les coudes, protéger les plus jeunes, écouter les plus discrets, et mettre en commun leurs idées pour résoudre les énigmes. Plus ils coopéraient, plus les mondes s’ouvraient. Ils trouvaient des symboles cachés, des passages secrets, des codes mystérieux, des mécanismes oubliés. Chaque défi relevé libérait un fragment de la liberté d’Albert.

Mais le livre n’était pas figé. Au fil des années, il se réécrivait, se transformait. De nouvelles pages apparaissaient, pliées dans les marges. Un jour, ce fut la page de TAC TIC : un univers où les aventuriers devenaient les pièces d’un grand jeu, et où chaque seconde comptait. Une autre fois, ce fut la page de TerreSOSt’îles : Albert s’y retrouvait échoué sur une île perdue au cœur de la zone des Bermudes.

Sur cette île, il n’y avait ni écrans, ni machines ronronnantes, ni confort moderne. Juste la mer, le vent, quelques ressources, et la nécessité d’inventer un autre mode de vie. Les visiteurs devaient apprendre à observer, à écouter la nature, à faire mieux avec moins, à choisir ensemble ce qui compte vraiment. Et plus ils avançaient, plus Albert comprenait qu’il n’y avait pas que les mondes imaginaires qu’il fallait sauver, mais aussi celui d’où ils venaient.

Pour qu’une telle aventure reste vivante, il fallait des gardiens du livre. Ils n’étaient pas magiciens, mais presque. Ils s’appelaient, dans le conte, les Gardiens d’Enigma :

  • Marion, qui veille sur l’accueil comme sur le seuil d’un royaume, le sourire en guise de clé.

  • Eric, qui connaît chaque mécanisme du parc, chaque vis et chaque lumière, car il a construit les mondes de ses mains.

  • Bernard, qui invente des énigmes et des jeux comme d’autres écrivent des chansons.

  • Anaïs, qui surveille le temps, les réservations et les groupes, pour que chaque aventure commence à l’heure.

  • Lauren, qui accompagne les plus jeunes explorateurs, pour transformer chaque défi en fierté.

  • Teddy, maître des sons et des lumières, qui fait gronder les orages, flamboyer les dragons et murmurer les pierres.

  • Lauriane, qui répond aux messages, anime les réseaux, raconte le quotidien du grimoire aux fans qui le suivent de loin.

  • Et tous les autres Gardiens, anciens et nouveaux, dont les prénoms se glissent chaque jour dans les marges du livre : ceux qui ont imaginé les premiers décors (dont Pat le principal créateur), ceux qui ont posé les murs (Bernard,  Eric et Guillaume), vissé les énigmes (Eric), testé les jeux jusqu’à la nuit (Chris, Nana, Lauren, Lauriane, Maelle, Marine, Kath, charlene…).

Toi qui lis ce conte, tu peux les remplacer par les prénoms de ceux que tu connais : les membres de l’équipe qui t’ont accueilli, ceux qui t’ont briefé avant l’aventure, ceux qui sont restés tard pour te laisser finir ta quête. Car la grande aventure humaine d’Enigmaparc, ce n’est pas seulement celle d’Albert : ce sont les rires, les fous rires, les petites disputes sur une énigme, les « Aaaaah mais oui ! », les « On y était presque ! », les « On revient l’année prochaine ! ».

Les années passèrent. Le livre se couvrit de milliers de traces invisibles : les regards émerveillés, les cris de surprise, les mains qui se serrent dans l’obscurité, les voix qui chuchotent « j’ai trouvé ! ». À chaque visite, une page s’ajoutait, non pas au grimoire, mais à l’histoire d’Enigmaparc.

Un jour, le livre comprit qu’il avait 20 ans. Pour un grimoire, ce n’est rien. Pour une aventure humaine, c’est déjà beaucoup. On décida de fêter cela en se souvenant des débuts, en rejouant les anciens chapitres, en partageant avec ceux qui venaient d’arriver l’idée qui n’avait jamais changé : ici, on vient pour jouer, mais on repart avec une histoir, avec SON histoire !

On raconte que tant qu’il y aura quelqu’un pour pousser la porte, tendre la main pour ouvrir une énigme, se pencher sur un symbole mystérieux et dire « On cherche ensemble », le livre restera ouvert. Albert Enigmus continuera d’arpenter ses mondes, guidé par des centaines de compagnons de passage.

Et toi, la prochaine fois que tu franchiras les portes d’Enigmaparc, écoute bien. Entre deux rires, derrière une porte dissimulée, dans le souffle d’un dragon ou le grondement d’un orage, tu entendras peut-être la voix d’Albert te murmurer :
« Bienvenue dans l’histoire. Ta page à toi commence ici. »